Le carcajou{0}
Le carcajou est un animal typiquement canadien, qu’on ne trouve normalement qu’au Nord du pays
Présentation du carcajou
Sous ce nom peu classique, il s’agit en réalité d’un animal appartenant aux belettes. Cependant, bien que le carcajou fasse partie de la classe des belettes, il ne possède pas une morphologie très « allongée », contrairement à ces dernières. Il se nourrit exclusivement de charognes, mais il peut tout à fait s’en prendre à un cerf, ou se nourrir d’orignals, de lièvres, et même d’oeufs d’oiseaux parfois.
Cette tendance à manger principalement de la viande, mais aussi des racines et des fruits, le classe dans l’ordre des omnivores. Pour s’alimenter, cet ours en miniature est capable de parcourir de longues distances. Il est possible de l’appeler sous plusieurs noms : le gulo gulo, le glouton, ou encore le skunk-bear, qui se traduit par l’ours-moufette.
On l’appelle ainsi à cause de sa tendance à produire une odeur nauséabonde pour se défendre, à la manière d’un putois par exemple. Le carcajou est aussi l’animal qui représente le plus la famille des mustélidés.
Lieu où le trouver le carcajou
L’ours-moufette préfère les endroits où la végétation abonde et l’humidité, comme la forêt par exemple, mais il peut également être trouvé dans des toundras. Mais ce mustélidé recherche surtout les régions éloignées et l’isolement. Aujourd’hui, il est très peu probable de croiser un carcajou, sauf dans les régions du Nord de la Terre, où la probabilité de le croiser est alors à son maximum.
C’est surtout au Québéc et au Canada que vous risquez d’en apercevoir un, mais il vous faudra alors faire preuve d’une très grande observation, et vous éloigner un peu afin de ne pas lui faire peur.
Comportement du carcajou
Féroce, agressif, le glouton n’est pas du genre à se laisser faire, et, s’il ressemble à un mini-ours, ne vous fiez pas à sa taille : il est capable d’attaquer un cerf plus gros que lui, et même un ours plus robuste. S’il préfère s’isoler, le carcajou peut éventuellement accepter deux à trois femelles de son espèce.
Mais uniquement pendant la période de « rut », et, il n’acceptera en revanche pas qu’un mâle vienne sur son territoire. Pour marquer son territoire, il utilisera une méthode pratiquée par l’ensemble des animaux : il le « tracera » par son urine et ses excréments, puis ira aussi sécréter des glandes de son postérieur sur des rochers, des souches et des troncs d’arbres.
Mode de vie du carcajou
Les humains ont cette particularité de chasser les animaux pour diverses raisons : la fourrure, la viande, l’argent, l’exposition dans un zoo, tout est bon pour avoir ce que l’on désire, quitte à tuer des animaux. A cause de cela, le carcajou préfère s’éloigner des régions habitées par les populations humaines.
Solitaire, même s’il peut abandonner temporairement ce comportement, son espérance de vie peut varier selon s’il est sauvage ou captif. En étant captif, il vivra plus longtemps, mais mieux vaut laisser un animal vivre moins longtemps heureux, que trop de temps malheureux.
S’il est différent des autres dans tous les points déjà évoqués, il subsiste un dernier écueil par rapport aux autres animaux : cet omnivore n’hiberne pas. Rien ne le perturbe : ni les saisons, ni le cycle jour/nuit.



